Le document du mois

La gare centrale de Saint-Brieuc

Publié le 24 juillet 2020
La gare centrale de Saint-Brieuc
La gare centrale de Saint-Brieuc
Corps

Construite entre 1903 et 1905, par l’ingénieur Louis Harel de la Noë, la gare centrale du réseau ferré départemental domine la vallée du Gouédic de Saint-Brieuc. L’édifice, inscrit au titre des monuments historiques en 2014, se veut simple, fonctionnel mais aussi harmonieux. L’ingénieur parvient, en effet, à allier esthétique et solidité en utilisant divers matériaux.

Le plan du bâtiment s’organise en deux parties : une halle rectangulaire et une petite construction sur la partie est. Longue de 42 m, la halle est ouverte à ses deux extrémités et couvre quatre voies. Le second bâtiment abrite le centre administratif du réseau, la salle des voyageurs, le bureau des messageries et un entrepôt de marchandises. Huit arcs en béton armé, recouverts de briques alternativement rouges et jaunes et appuyés sur des culées en granite gris, forment la charpente. La toiture à deux versants est surmontée d’un lanterneau permettant l’évacuation des fumées des locomotives.

Dès 1934, face à la concurrence du réseau routier, l’exploitation du réseau départemental commence à montrer des faiblesses. En 1956, la gare ferroviaire est reconvertie en gare routière. Seule subsiste à Saint-Brieuc la gare du réseau ferré national de la ligne Paris-Brest, édifice lui aussi remarquable situé boulevard Charner.

Au début des années 1990, l’architecte costarmoricain David Cras réaménage l’ancienne gare centrale pour la transformer en un restaurant universitaire. Ce dernier prend le parti de conserver le bâtiment original tout en intégrant des volumes de forme rectangulaire évoquant des trains et des wagons.

Aujourd’hui, pour des raisons financières, la fonction de resto U de l’édifice est remise en cause et une réflexion entamée pour le consacrer à un nouvel usage.

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