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L’école normale de Saint-Brieuc, vers 1920

Publié le 7 janvier 2021
Salle de classe de l’école normale de Saint-Brieuc, vers 1920 (AD22, fonds Paul Caillebot, 84 Fi 1).
Salle de classe de l’école normale de Saint-Brieuc, vers 1920 (AD22, fonds Paul Caillebot, 84 Fi 1).
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En 2020, un album photographique représentant le quotidien de l’école normale d’instituteurs de Saint-Brieuc dans les années 1920 entre dans les collections des Archives départementales. Il s’agit d’un don de la petite-fille de Paul Caillebot, ancien étudiant de cette école entre 1917 et 1921. Ces photographies surgies du passé nous font entrer dans le quotidien de cet établissement chargé de former les futurs instituteurs du département.

L’école normale d’instituteur de Saint-Brieuc est créée en 1831, en même temps que celle de Rennes. Ces créations s’inscrivent dans la politique ambitieuse de développement de l’enseignement primaire en France qui caractérise tout le XIXe siècle. Former de bons instituteurs est un préalable indispensable pour assurer la qualité de l’enseignement prodigué dans les écoles. Pourtant, l’école normale de Saint-Brieuc est supprimée en 1833. La formation des maîtres est alors assurée par l’école normale de Rennes jusqu’en 1852, puis par différents établissements scolaires des Côtes-du-Nord (Saint-Brieuc, Guingamp, Lamballe et Lannion).

Ce n’est qu’en 1886, que sont définitivement centralisées les écoles normales de filles et de garçons au chef-lieu du département. L’école normale d’instituteurs (dite aussi école normale de garçons) est construite rue Théodule-Ribot à l’ouest de la ville de Saint-Brieuc. La formation des instituteurs y est assurée de 1886 jusqu’à nos jours sauf pendant la Première Guerre mondiale, période durant laquelle les locaux sont réquisitionnés et transformés en hôpital complémentaire.

Paul Caillebot, le propriétaire de l’album de photographies présenté ici, a suivi ses études à l’école normale de Saint-Brieuc entre 1917 et 1921. Après avoir effectué son service militaire, il est nommé dans la commune de Lanvollon comme stagiaire le 1er janvier 1923, puis à Plélo le 1er avril 1923. Le 1er octobre 1923, il est muté à Plélauff commune dans laquelle il effectuera toute sa carrière jusqu’en 1951. Les photographies de son album nous montrent bien entendu les élèves de l’école attablés à leur pupitre mais aussi participant à diverses activités sportives et artistiques (fanfare, théâtre) qui contribuent à leur formation.

En 1990, les écoles normales deviennent Instituts Universitaires de Formation des Maîtres (IUFM) puis, en 2013, École Supérieure du Professorat et de l'Éducation (ESPE), et enfin Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation (INSPE). En 2012, le bâtiment de Saint-Brieuc accueille le Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP), devenu aujourd’hui le réseau CANOPE.
En 1990, les écoles normales deviennent Institut Universitaire de Formation des Maîtres (IUFM) pour préparer aux concours et former les enseignants du premier et du second degré. En 2013, l’ IUFM fait place à l’École Supérieure du Professorat et de l'Éducation (ESPE), et enfin, à l’Institut National Supérieur du Professorat et de l’Éducation (INSPE) depuis 2019.
En 2012, le bâtiment de Saint-Brieuc accueille par ailleurs dans l'ancien réfectoire, le Centre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP) devenu aujourd’hui l'atelier du réseau CANOPE.

Fanfare des élèves de l’école normale de Saint-Brieuc, vers 1920 (AD22, fonds Paul Caillebot, 84 Fi 1).
Fanfare des élèves de l’école normale de Saint-Brieuc, vers 1920 (AD22, fonds Paul Caillebot, 84 Fi 1).