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Registres paroissiaux et d'état civil

CREATION DES REGISTRES PAROISSIAUX

Au Moyen Âge et sous l'Ancien Régime, la vie locale en Bretagne s'organisait essentiellement autour de la paroisse. Dans ce cadre territorial, le curé (aussi appelé recteur) était chargé d'enregistrer les actes importants marquant la vie de la communauté des fidèles (baptêmes, mariages, sépultures). Ces registres sont dénommés registres paroissiaux. On comptabilisait ainsi sous l'Ancien Régime un total de 411 paroisses réparties sur l'actuel territoire du département des Côtes-d'Armor. C'est par l'ordonnance de Villers-Cotterêts (août 1539) que le pouvoir royal a commencé à s'intéresser à la tenue des registres paroissiaux (utilisation de la langue française pour rédiger les actes). Cependant, le texte fondamental est l'ordonnance civile donnée par Louis XIV à Saint-Germain-en-Laye en avril 1667, communément appelée "Code Louis". Cette ordonnance apporte des précisions sur la tenue des registres paroissiaux (registres dressés en double exemplaire, dont un doit être déposé au greffe du juge royal).

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Présentation des collections

La collection dite communale est aujourd'hui réglementairement conservée soit au niveau de la commune (pour les communes de plus de 2 000 habitants), soit aux Archives départementales (pour les communes de moins de 2 000 habitants). Les plus anciens registres paroissiaux appartiennent presque toujours aux collections communales. La majorité d'entre eux sont actuellement conservés en dépôt aux Archives départementales des Côtes-d'Armor sous la cote 1 E dépôt. C'est notamment le cas pour le plus ancien registre paroissial des Côtes-d'Armor déposé aux Archives départementales des Côtes-d'Armor en 1926 : le registre paroissial de Lanloup de 1467, registre écrit sur parchemin et entièrement rédigé en latin, selon l'habitude de l'époque. Seuls les actes de baptême sont transcrits. Le plus ancien feuillet conservé débute par un acte du 24 août 1467 et le plus récent a été terminé en 1505.
La deuxième collection de registres paroissiaux (dite du greffe) est aujourd'hui conservée aux Archives départementales des Côtes-d'Armor sous la cote 6 E.

Intérêts des documents

Les registres paroissiaux sont une source de première importance pour les généalogistes. Ils contiennent des informations également très intéressantes pour les recherches en démographie, sociologie, histoire de l'art, anthroponymie.

Programme de microfilmage et de numérisation

La collection des registres paroissiaux conservés aux Archives départementales (parfois complétés par les documents encore conservés dans les communes) a été microfilmée de 1992 à 2000 (ensemble de 800 bobines). Les opérations de numérisation ont été conduites sur trois ans (2003-2005) et représentent plus d'un million de vues. Tous les usagers peuvent désormais rechercher, consulter et imprimer les informations concernant des personnes originaires de l'actuel département des Côtes-d'Armor pour la période antérieure à 1793. Le classement des paroisses par ordre alphabétique et un index détaillé des lots de vues numérisées (instrument de recherche élaboré par les membres du Centre généalogique des Côtes-d'Armor) facilitent l'accès à l'information et la recherche rapide et précise des actes.

Pour aller plus loin

- Archives départementales des Côtes-d'Armor : Registres paroissiaux (1467-1792). Guide du chercheur (publié en 1998).
- Archives départementales des Côtes-d'Armor : registres paroissiaux numérisés consultables en ligne (http://archives.cotesdarmor.fr).