Désignation
Dénomination : couteau à écharner Précision sur la dénomination : couteau trancheur
Compléments de localisation
Numéro INSEE de la commune : 22282 Aire : Communes littorales des Côtes-d'Armor Canton : Matignon Milieu d'implantation de l'édifice de conservation : en écart Déplacement de l'oeuvre : oeuvre déplacée à : Bretagne, 22, Saint-Jacut-de-la-mer
Description
Commentaire descriptif : Couteau trancheur, utilisé par les marins à la grande pêche, muni d'un manche en bois et d'une forte lame en métal, très épaisse, trapue, à bout carré, avec une forme légèrement hélicoïdale, enmanchée avec une virolle. Catégorie(s) technique(s) : coutellerie Matériau(x) et technique(s) : métal ; bois Dimensions : l = 25 ; la = 12 Précisions sur les dimensions : La longueur du manche est de 25 cm, de la lame seule, 12 cm, la largeur de la lame de 5,6 cm.
Historique
Commentaire historique : Le couteau trancheur est un outil spécial qui est utilisé dans l'une des dernières phases de traitement de la morue, avant salage. La chaîne de l'abiennage : après que la morue soit étripée, ébréguée, par l"ébreuyeur", qui pique le poisson par la tête sur un fer pointu et l'éventre de bas en haut avec un couteau "piqueur", le décolleur étête, c'est à dire tranche la tête de la morue à l'aide d'une sorte de couteau à pain "la guillotine", fixée à un établi spécial. Le second ou un lieutenant du bord, appelé pour cette opération le "trancheur" ou "l'habilleur", à l'aide du couteau à trancher faisait deux entailles profondes le long de la "nau" ou épine dorsale de la morue qu'il arrachait ensuite d'un seul coup. Toutes les arêtes sont ainsi détachées de la partie gauche de la colonne vertébrale, jusqu'à la queue. En fonction de la manière dont l'homme a, parfois, trop ou pas assez pesé sur sa lame, la morue se retrouve soit "flambée", soit "jambonnée". Si la caudale est blessée par le couteau, la morue est "flambée", et devient une pièce de seconde catégorie. Si elle est "jambonnée", la chair de la queue de la morue est mal tranchée, et celle-ci n'étant pas assez ouverte, "prend" mal le sel. Le tranchage proprement dit étant effectué, il ne reste plus qu'à ôter la raquette, soit la fraction de l'épine dorsale allant du "nombril" au collet et que beaucoup nomment, improprement, le "naut", la vessie natatoire de la morue. D'un coup sec, appliqué verticalement, le bout de la lame sectionne la colonne au niveau de la vertèbre appelé "no" ou "noc", puis, passant sous la raquette, remonte vers le collet en coupant, cette fois, les arrêtes de la partie droite. Si le travail est bien fait, le capitaine Frélaux confirme que "sur une morue tranchée par un "maître", raquette enlevée, la moelle épinière reste sur place, bien visible du "no" au collet, avec l'élément arrière des vertèbres." Le corps aplati du poisson est ensuite jeté dans une baille où l'on pompait de l'eau de mer sans arrêt, pour laver et énocter le poisson ; c'est à dire lui faire disparaître toutes traces de sang, avant de le saler. Datation(s) principale(s) : milieu 20e siècle
Situation juridique
Statut de la propriété : propriété d'une personne privée
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